Formation auxiliaire de puériculture : le guide complet pour réussir votre cursus
La formation auxiliaire de puériculture attire chaque année des milliers de candidats passionnés par le soin aux jeunes enfants. Cette formation, qui mène au Diplôme d'État (DEAP), combine enseignement théorique et stages pratiques pour préparer des personnes compétentes, prêtes à exercer dans des structures aussi variées que les crèches, les maternités ou les services de pédiatrie. Si vous envisagez de vous lancer dans cette formation, ce guide exhaustif vous accompagne à chaque étape du parcours : de l'inscription à la sélection, en passant par le contenu pédagogique, la durée en heures, le financement et les perspectives.
Le métier d'auxiliaire de puériculture est un pilier essentiel du secteur de la petite enfance. La formation qui y prépare a connu d'importantes évolutions ces dernières années, notamment avec l'arrêté du 10 juin 2021 qui a profondément remanié le référentiel. Comprendre ces changements est indispensable pour toute personne souhaitant s'engager dans cette formation professionnelle.
Qu'est-ce que la formation auxiliaire de puériculture ?
La formation prépare au DEAP, un titre de niveau 4 reconnu dans le domaine médico-social. Elle est dispensée par des instituts de formation (IFAP), des établissements agréés par les Agences Régionales de Santé.
Le cursus de formation est structuré autour de l'acquisition de compétences en soins et en travail d'équipe pluridisciplinaire. La formation totalise 1 540 heures réparties entre enseignement théorique et stages. Ce volume garantit une préparation solide, aussi bien sur le plan des savoirs que des gestes techniques. L'ensemble se déroule sur 11 mois, soit environ 44 semaines de formation intensive.
Concrètement, la formation se compose de 770 heures de cours dispensés en institut et de 770 heures de stages pratiques. Cette répartition équilibrée entre théorie et pratique est un point fort : elle permet aux apprenants de consolider en situation réelle ce qui a été vu en cours.
Pourquoi la formation est-elle si importante ?
Sans une formation rigoureuse, il serait impossible de garantir la qualité des soins prodigués aux enfants. Chaque heure d'enseignement est pensée pour développer des savoir-faire techniques (hygiène, surveillance, prévention des risques) et relationnels (accueil des familles, communication, éveil). La formation répond à des exigences réglementaires strictes, fixées par arrêté ministériel.
Quel parcours pour devenir auxiliaire de puériculture ?
Il n'existe pas de voie unique : selon votre situation (lycéen, professionnel en reconversion, demandeur d'emploi), le chemin d'accès à la formation peut varier.
Les grandes étapes
- Se renseigner sur les instituts de formation : identifiez les IFAP proches de votre domicile, consultez leur calendrier d'inscription et les modalités de sélection.
- Constituer un dossier : CV, lettre de motivation, pièces justificatives, relevé de notes ou attestations professionnelles.
- Passer la sélection : étude du dossier et, dans certains cas, entretien oral de motivation. Le concours d'entrée classique a été remplacé par cette procédure depuis l'arrêté de 2020.
- Suivre la formation : 44 semaines de cours et de stages, soit 1 540 heures au total.
- Obtenir le diplôme : après validation de l'ensemble des modules et évaluation en stage.
Les auxiliaires de puériculture constituent un maillon essentiel de la chaîne de soins en pédiatrie et en structures d'accueil collectif. Leur formation les amène à travailler en collaboration étroite avec les infirmières, les éducateurs de jeunes enfants et les médecins.
Conditions d'admission et inscription
Les modalités d'admission à la formation ont évolué, rendant l'accès plus ouvert tout en maintenant un niveau d'exigence élevé.
Les conditions requises
- Âge minimum : 17 ans à la date d'entrée. Pas de limite supérieure.
- Aucun titre obligatoire : ni baccalauréat ni autre diplôme n'est exigé pour se présenter à la sélection.
- Aptitude médicale : certificat médical attestant de l'aptitude physique et psychologique.
- Vaccinations à jour : conformément à la réglementation du secteur hospitalier.
La procédure de sélection
La sélection comporte deux phases. La première consiste en l'examen du dossier par un jury. La deuxième peut inclure un entretien oral de 15 à 20 minutes, devant un jury composé d'un formateur et d'un professionnel de santé. Les candidats sont classés par ordre de mérite. L'évaluation prend en compte la cohérence du projet professionnel, les expériences dans le domaine de la petite enfance et la motivation.
Les inscriptions se font directement auprès de l'institut de formation choisi. Chaque institut fixe ses propres dates, généralement entre décembre et mars pour une rentrée en septembre. Certains proposent également des rentrées en janvier. Il est vivement conseillé de postuler dans plusieurs établissements pour maximiser ses chances d'admission.
Comment se déroule le cursus ?
La formation s'étale sur 44 semaines. Elle alterne entre des périodes théoriques en institut de formation et des périodes de stages. Cette organisation en alternance est au cœur du dispositif pédagogique.
Organisation générale de la formation
- Formation théorique et clinique : 770 heures réparties sur 22 semaines. Les cours sont dispensés sous forme de travaux dirigés, cours magistraux et travaux pratiques.
- Formation en milieu professionnel (stages) : 770 heures réparties sur 22 semaines dans des structures variées — crèches, maternités, pédiatrie, PMI.
Le rythme varie selon les instituts, mais l'alternance entre semaines de formation théorique et semaines de stage est le modèle courant. Certains optent pour des blocs de 3 semaines de formation suivies de 3 semaines de stage. D'autres proposent des blocs plus longs de 5 à 6 semaines. Le calendrier détaillé est communiqué aux apprenants dès le début du cursus.
Une journée type en formation
En cours, une journée dure généralement 7 heures, de 8h30 à 16h30. Les heures alternent entre apports théoriques, mises en situation pratique (mannequins, jeux de rôle) et travaux de groupe. En stage, les heures varient selon le service : en maternité, début à 6h30 ; en crèche, rythme plus régulier de 7h30 à 17h.
Modules, blocs et répartition des heures
Depuis l'arrêté du 10 juin 2021, le programme est structuré autour de 5 blocs regroupant 11 compétences. L'ancien système de 8 modules a été remplacé par cette architecture, plus cohérente avec les réalités du terrain.
Les 5 blocs
Bloc 1 — Accompagnement et soins de l'enfant dans les activités de sa vie quotidienne. Cœur du programme, ce bloc couvre l'hygiène, l'alimentation, le sommeil et l'éveil. Il représente environ 147 heures d'enseignement théorique. Les apprenants y développent l'observation clinique, les gestes de confort et l'accompagnement de l'éveil.
Bloc 2 — Évaluation de l'état clinique et mise en œuvre de soins adaptés. Ce volet porte sur la surveillance des paramètres vitaux, la prévention et la collaboration avec l'infirmier ou l'infirmière. Environ 175 heures y sont consacrées.
Bloc 3 — Information et accompagnement des personnes et de leur entourage. L'accueil des parents et des familles est une mission centrale. Ce bloc représente environ 91 heures et développe la communication, l'éducation à la santé et le soutien à la parentalité.
Bloc 4 — Entretien de l'environnement et des matériels. Ce bloc couvre l'hygiène des locaux, la prévention des risques infectieux et l'entretien du matériel de puériculture. Il représente environ 35 heures d'enseignement théorique.
Bloc 5 — Travail en équipe et traitement des informations. Ce dernier bloc, d'environ 112 heures, prépare à la collaboration pluridisciplinaire, à la transmission d'informations et à la démarche qualité.
Répartition détaillée des heures
L'ensemble des 770 heures théoriques se répartit comme suit :
- Module 1 — Accompagnement de l'enfant : 147 heures
- Module 2 — Évaluation clinique : 28 heures
- Module 3 — Information et accompagnement : 21 heures
- Module 4 — Soins courants : 63 heures
- Module 5 — Mobilité : 28 heures
- Module 6 — Relation et communication : 70 heures
- Module 7 — Accompagnement des pairs : 21 heures
- Module 8 — Entretien des locaux : 35 heures
- Module 9 — Traitement des informations : 35 heures
- Module 10 — Équipe et qualité : 70 heures
- Heures complémentaires (AFGSU, travaux personnels) : 252 heures
Ce total, ajouté aux 770 heures de stage, donne les 1 540 heures du parcours complet. Chaque bloc est évalué de manière indépendante, et l'obtention du diplôme est conditionnée par la validation de l'ensemble.
Stages en milieu de travail
Les stages constituent la moitié du volume avec 770 heures réparties sur 22 semaines. Ils permettent de confronter les connaissances théoriques à la réalité du terrain.
Organisation des stages
Le cursus prévoit 4 périodes obligatoires, de 5 à 7 semaines chacune, dans des structures diversifiées :
- Structure d'accueil du jeune enfant (crèche, multi-accueil, halte-garderie) : découverte de l'accompagnement collectif, des activités d'éveil et du travail en équipe.
- Milieu hospitalier (maternité, néonatologie, pédiatrie) : soins médicaux, collaboration avec l'équipe soignante, prise en charge d'enfants malades.
- PMI ou structure médico-sociale : prévention, suivi du développement de l'enfant et soutien aux familles en difficulté.
- Structure au choix : selon le projet de l'apprenant — pouponnière, chirurgie pédiatrique, IME, etc.
Chaque stage est encadré par un tuteur qui accompagne la progression et participe à l'évaluation des compétences. À l'issue de chaque période, un bilan est réalisé avec le tuteur et le formateur référent.
Arrêté et référentiel réglementaire
Le cadre réglementaire est fixé par arrêté ministériel. L'arrêté du 10 juin 2021 constitue le texte de référence en vigueur et a profondément transformé l'organisation du parcours.
Les apports de l'arrêté du 10 juin 2021
- Passage de 8 à 10 modules pour une approche par compétences plus détaillée.
- Renforcement de la pratique clinique : davantage d'heures consacrées à la simulation en soins.
- Blocs de compétences : regroupement en 5 blocs facilitant les équivalences et passerelles.
- Réforme de la sélection : fin du concours au profit du dossier, confirmée par l'arrêté.
- Nouvelles dispositions sur les stages : durée, lieux et modalités d'encadrement précisés par l'arrêté.
L'annexe de l'arrêté détaille le référentiel, incluant les objectifs pédagogiques, les critères d'évaluation et les conditions de validation. Chaque IFAP doit s'y conformer, tout en conservant une marge d'adaptation. L'arrêté prévoit également des dispositions pour les personnes en situation de handicap.
Textes complémentaires
D'autres textes encadrent le dispositif : arrêtés relatifs aux équivalences, aux conditions d'exercice et au financement. L'arrêté du 7 avril 2020, modifié ultérieurement, régit les modalités de sélection. L'ensemble de ces arrêtés forme un corpus réglementaire cohérent.
Le bac ASSP et les équivalences
Le baccalauréat ASSP (Accompagnement, Soins et Services à la Personne) constitue l'une des voies d'accès privilégiées. Les titulaires du bac ASSP bénéficient d'allègements significatifs.
Les allègements pour les titulaires du bac ASSP
Selon l'option choisie, les dispenses varient :
- Bac ASSP option « en structure » : dispense des modules 3, 6, 8 et 9, soit un allègement pouvant atteindre plusieurs centaines d'heures. Le cursus peut être ramené à environ 28 semaines au lieu de 44 semaines.
- Bac ASSP option « à domicile » : dispense des modules 6, 8 et 9, avec une réduction moindre des heures et des semaines de stage.
Le parcours ASSP représente un avantage considérable. Les compétences acquises en bac ASSP sont directement transférables, ce qui permet de se concentrer sur les spécificités du domaine pédiatrique.
Autres passerelles
- CAP AEPE : dispense partielle sur les modules liés à l'accueil et à l'éveil.
- DEAS (aide-soignant) : les compétences en soins étant largement partagées, le cursus est significativement allégé, de plusieurs semaines.
- DEAES : allègement sur les modules d'accompagnement et de communication.
- ADVF : dispense partielle selon les compétences validées.
L'arrêté prévoit que les équivalences sont examinées au cas par cas. Le dossier du candidat doit mentionner les titres obtenus pour permettre le calcul précis des heures dispensées.
Apprentissage et alternance
Depuis quelques années, le parcours est également accessible par la voie de l'apprentissage. Ce mode offre une alternative intéressante en combinant études et emploi rémunéré.
Le principe de l'apprentissage
L'apprentissage repose sur un contrat entre l'apprenant, un employeur (crèche, hôpital, collectivité) et le centre. L'apprenti partage son temps entre les heures en cours et le travail chez son employeur. Cette formule permet de percevoir un salaire tout au long du parcours.
La durée totale reste identique : 1 540 heures, réparties sur 18 à 24 mois. Le rythme alterne généralement entre 3 semaines chez l'employeur et 2 semaines en centre.
Avantages de l'apprentissage
- Rémunération mensuelle pendant toute la durée du parcours.
- Expérience concrète : les heures en entreprise renforcent le CV.
- Prise en charge des frais pédagogiques par l'OPCO de l'employeur.
- Insertion facilitée : l'apprentissage débouche souvent sur une proposition d'emploi.
Financement du parcours
Le coût varie selon les centres, mais il se situe généralement entre 4 000 et 8 000 euros pour l'ensemble du cursus. Plusieurs dispositifs existent pour couvrir ces frais.
Les principaux modes de financement
- Conseil Régional : prise en charge partielle ou totale pour les demandeurs d'emploi et les jeunes de moins de 26 ans.
- France Travail : aide individuelle (AIF) ou maintien des indemnités pendant la durée du cursus.
- CPF : le DEAP est éligible au Compte Personnel de Formation.
- Employeur : dans le cadre d'un apprentissage, l'OPCO prend en charge les heures pédagogiques.
- Bourse d'études : certaines régions attribuent des bourses sous conditions de ressources.
- Financement personnel : facilités de paiement proposées par certains centres.
Il est essentiel de se renseigner tôt, idéalement dès la phase d'inscription. Un dossier bien préparé augmente significativement les chances d'obtenir une prise en charge.
Le DEAP : évaluation et résultats
Le Diplôme d'État sanctionne la réussite du cursus. Son obtention repose sur la validation de chaque bloc à travers des épreuves théoriques et des évaluations en stage.
Les modalités d'évaluation
- Épreuves en centre : chaque module fait l'objet d'une évaluation — écrite (QCM, questions ouvertes), orale (exposé, soutenance) ou mise en situation pratique.
- Évaluations en stage : le tuteur et le formateur référent évaluent les compétences techniques et relationnelles observées pendant les heures de stage.
Pour obtenir le diplôme, il faut valider l'ensemble des 5 blocs. En cas d'échec à un bloc, un rattrapage est possible. L'arrêté prévoit une validation progressive sur une durée maximale de 5 ans.
Pourquoi ce titre est-il essentiel ?
Le DEAP est indispensable pour exercer sous le titre d'AP dans les structures publiques et privées. Il ouvre également des passerelles vers d'autres carrières — notamment la voie infirmier ou puériculteur. Le taux de réussite dépasse les 90 % dans la plupart des centres.
Accéder au métier sans baccalauréat
Est-il possible de devenir auxiliaire sans diplôme préalable ? Oui : aucun titre n'est requis pour se présenter à la sélection. Une personne sans le baccalauréat peut intégrer un IFAP et suivre le cursus complet de 44 semaines.
Toutefois, si aucun titre n'est exigé pour entrer, le DEAP reste indispensable pour exercer. Il n'existe pas de voie d'accès au métier sans ce diplôme.
Renforcer son dossier
- Expériences de bénévolat ou de service civique dans la petite enfance.
- Stages d'observation en crèche, maternité ou chez une assistante maternelle.
- Lettre de motivation détaillée et projet cohérent.
- Certifications complémentaires (premiers secours, BAFA) qui témoignent de compétences transférables.
Comment choisir son centre ?
Le choix du bon centre est une décision importante. Plusieurs critères doivent guider votre réflexion.
- Localisation : un centre proche de chez vous facilite le quotidien pendant les semaines de cours intensif.
- Taux de réussite : un taux élevé témoigne de la qualité pédagogique.
- Réseau de stages : un réseau étendu offre un choix plus large de terrains d'apprentissage.
- Approche pédagogique : simulation, travaux de groupe, projets — choisissez ce qui correspond à votre façon d'apprendre.
- Coût et financement : comparez les frais et vérifiez les dispositifs proposés.
- Accompagnement : suivi individualisé, tutorat en stage et aide à l'insertion.
Participez aux journées portes ouvertes pour visiter les locaux, rencontrer l'équipe et échanger avec des apprenants en cours de cursus.
Emploi et débouchés
L'un des principaux atouts du parcours est le taux d'emploi particulièrement élevé à l'issue du cursus. Le secteur recrute activement et les opportunités sont nombreuses sur tout le territoire.
Les secteurs qui recrutent
- Accueil collectif : crèches municipales, associatives, micro-crèches, haltes-garderies. Ce secteur concentre la majorité des offres d'emploi.
- Milieu hospitalier : maternité, néonatologie, pédiatrie, urgences. Un emploi riche en responsabilités.
- PMI : consultations infantiles, bilans et accompagnement des familles.
- Pouponnières et foyers : accueil d'enfants placés, accompagnement éducatif.
- Exercice à domicile : soutien aux familles, en complément d'une assistante maternelle.
Un marché dynamique
La création de nouvelles places en crèche, le développement des micro-crèches et les départs à la retraite génèrent un besoin constant. Le délai moyen pour trouver un emploi après l'obtention du DEAP est inférieur à 3 mois dans la plupart des régions. Le parcours offre également des perspectives d'évolution de carrière vers l'encadrement ou d'autres métiers du secteur social grâce aux blocs de compétences.
Salaire d'une AP
Le salaire varie selon le secteur (public ou privé), l'ancienneté et la localisation.
Fonction publique
En début de carrière, le salaire brut mensuel se situe aux alentours de 1 800 euros. Avec l'ancienneté, il peut atteindre 2 300 à 2 500 euros bruts en milieu de carrière. Des primes (nuit, dimanche, jours fériés) viennent en complément.
Secteur privé
Le salaire est fixé par la convention collective applicable — généralement autour de 1 750 à 1 850 euros bruts mensuels en début d'emploi. Le Ségur de la Santé a permis une revalorisation significative qui a amélioré l'attractivité du secteur.
Questions fréquentes
Combien d'heures dure le programme ?
Le programme totalise 1 540 heures : 770 heures en centre et 770 heures de stages, sur 44 semaines (environ 11 mois).
Quand commencer le parcours ?
À tout moment : directement après le lycée, en reconversion, ou après une première expérience dans un métier connexe. Les rentrées ont lieu principalement en septembre, parfois en janvier. Les inscriptions ouvrent 6 à 9 mois avant.
Comment fonctionne la sélection ?
Elle repose sur l'étude d'un dossier (CV, lettre de motivation, pièces justificatives). Certains centres complètent par un entretien oral. Il n'y a plus de concours d'entrée.
Quelle est la différence avec le parcours aide-soignant ?
Les deux partagent un tronc commun, mais le cursus d'AP est spécialisé dans les soins aux enfants de 0 à 6 ans, avec des modules spécifiques sur l'éveil, le développement et la parentalité. Le parcours aide-soignant couvre les personnes de tous âges.
Faut-il le baccalauréat ?
Non. Le bac ASSP n'est pas obligatoire mais facilite l'accès et ouvre droit à des allègements de plusieurs semaines et centaines d'heures.
Quels sont les bienfaits du parcours ?
Il permet d'acquérir des compétences reconnues et d'accéder à un métier porteur de sens, avec de nombreuses possibilités d'emploi. Le cursus développe aussi la confiance en soi et le développement personnel.
Comment se passe l'apprentissage ?
Le programme et les heures sont identiques au cursus classique. L'apprenant alterne entre le centre et l'entreprise. La durée est étendue à 18-24 mois. L'apprentissage est rémunéré et les frais sont pris en charge.
Quel emploi après le diplôme ?
Crèches, maternités, pédiatrie, PMI, pouponnières, structures médico-sociales. Le taux d'emploi dépasse 90 %. Des évolutions de carrière sont possibles vers l'encadrement ou la voie infirmière et puéricultrice.
Comment l'évaluation fonctionne-t-elle ?
L'évaluation est continue et porte sur les 5 blocs de compétences. Elle combine épreuves en centre et évaluations en stage. Chaque bloc doit être validé pour obtenir le diplôme. Un rattrapage est prévu par l'arrêté en cas d'échec.
Un IFAP peut-il refuser une candidature ?
Oui, le nombre de places est limité par l'agrément. Les candidats non retenus peuvent retenter leur chance l'année suivante. Postuler dans plusieurs établissements augmente les chances d'admission.
Le parcours menant au DEAP est exigeant mais profondément enrichissant. Chaque heure investie vous rapproche d'un métier où l'accompagnement des enfants et des familles donne un sens concret à votre engagement.