Formations auxiliaire de puériculture : le guide complet pour accéder au métier
Le métier d'auxiliaire de puériculture attire chaque année des milliers de personnes passionnées par le bien-être des enfants et de la petite enfance. Pour exercer cette profession, il est indispensable d'obtenir le Diplôme d'État d'Auxiliaire de Puériculture (DEAP), délivré à l'issue d'une formation réglementée. Mais quelles sont les différentes formations qui permettent d'y accéder ? Combien d'heures de cours et de stages faut-il prévoir ? Quels sont les prérequis et les débouchés ? Ce guide fait le point sur toutes les formations auxiliaire de puériculture disponibles en France.
Qu'est-ce que la formation auxiliaire de puériculture ?
La formation auxiliaire de puériculture est un cursus professionnel qui prépare les candidats à l'obtention du DEAP. Ce diplôme de niveau 4 (équivalent baccalauréat) est le sésame obligatoire pour exercer en tant qu'auxiliaire de puériculture dans les établissements de santé, les crèches, les maternités ou les services de pédiatrie. La formation est dispensée au sein des IFAP (Instituts de Formation d'Auxiliaires de Puériculture), répartis sur l'ensemble des territoires français.
Le référentiel de formation a été profondément remanié en 2021 pour mieux répondre aux besoins du secteur de la petite enfance et du handicap. Aujourd'hui, le cursus s'articule autour de blocs de compétences clairement identifiés, combinant un enseignement théorique solide et une immersion clinique en milieu professionnel. Cette approche par compétences facilite l'apprentissage progressif et la validation des acquis de chaque élève.
Durée et organisation de la formation en IFAP
Une formation de 1 540 heures au total
La formation initiale en IFAP s'étend sur 11 mois, soit environ 44 semaines. Elle totalise 1 540 heures réparties de la manière suivante :
- 770 heures d'enseignement théorique : cours magistraux, travaux dirigés, recherche documentaire et travaux de groupe au sein de l'institut.
- 770 heures de formation clinique : stages pratiques dans différentes structures d'accueil et établissements de santé.
Les 770 heures théoriques sont découpées en 10 modules d'enseignement. Chaque module correspond à un bloc de compétences spécifique que les élèves doivent maîtriser. Les 770 heures de stage clinique, quant à elles, se déroulent dans au moins quatre structures différentes, offrant une expérience diversifiée au contact des enfants et des équipes de soins.
Les 10 modules de la formation théorique
Le programme théorique de la formation est structuré autour de modules couvrant l'ensemble des compétences nécessaires au métier. Voici le détail des heures par module :
- Module 1 — Accompagnement de l'enfant dans les activités de la vie quotidienne et de la vie sociale : 147 heures de cours théoriques. Ce module aborde l'accompagnement éducatif, l'éveil et le développement psychomoteur.
- Module 2 — Repérage et prévention des situations à risque : 21 heures. Il forme les personnes à identifier les signes de maltraitance ou de handicap chez les enfants.
- Module 3 — Évaluation de l'état clinique d'une personne : 77 heures. Les élèves apprennent à observer et à évaluer l'état de santé d'un enfant ou d'une personne en situation de handicap.
- Module 4 — Mise en œuvre des soins adaptés, évaluation et réajustement : 182 heures. C'est le module le plus conséquent en heures, centré sur les soins d'hygiène, de confort et les actes cliniques réalisés sous la responsabilité de l'infirmier ou de l'infirmière puéricultrice.
- Module 5 — Accompagnement de la mobilité de la personne aidée : 35 heures de formation dédiées aux techniques de manutention et à l'aide aux personnes en perte d'autonomie.
- Module 6 — Relation et communication avec les personnes et leur entourage : 70 heures. Ce module développe les compétences relationnelles indispensables dans le cadre de l'accompagnement des familles.
- Module 7 — Accompagnement des personnes en formation et communication avec les pairs : 21 heures. Il prépare les futurs professionnels à encadrer des stagiaires et à travailler en équipe.
- Module 8 — Entretien des locaux et des matériels, prévention des risques associés : 35 heures consacrées aux protocoles d'hygiène en structure d'accueil et en milieu clinique.
- Module 9 — Traitement des informations : 35 heures de cours sur la gestion du dossier de l'enfant, la transmission des informations et l'utilisation des outils numériques.
- Module 10 — Travail en équipe pluriprofessionnelle, qualité et gestion des risques : 70 heures. Ce dernier module aborde la collaboration au sein d'une équipe pluridisciplinaire et la recherche de qualité dans l'accompagnement.
Au total, ces 10 modules représentent 693 heures d'enseignement structuré. Les heures restantes sont dédiées à des travaux personnels guidés, à la recherche documentaire, aux évaluations et aux heures de regroupement entre élèves.
Les stages cliniques : 770 heures d'immersion professionnelle
La formation clinique est un pilier fondamental du cursus en IFAP. Les 770 heures de stage sont réparties sur quatre périodes de stage, d'une durée minimale de 5 semaines chacune (soit environ 175 heures par stage). Les stages se déroulent dans des structures variées :
- Crèche collective ou multi-accueil (structure d'accueil de la petite enfance)
- Service de maternité ou de néonatologie en milieu clinique hospitalier
- Service de pédiatrie ou structure accueillant des enfants en situation de handicap
- Structure d'aide sociale à l'enfance ou PMI (Protection Maternelle et Infantile)
Chaque stage fait l'objet d'une évaluation clinique par le tuteur professionnel et contribue à la validation des compétences. C'est lors de ces heures d'immersion que les élèves confrontent leurs connaissances théoriques à la réalité du terrain, sous la supervision d'une infirmière puéricultrice ou d'une auxiliaire de puériculture expérimentée.
Conditions d'admission en formation IFAP
Qui peut postuler ?
Depuis la réforme de 2020, la formation est accessible sans condition de diplôme. Il n'y a plus de concours d'entrée à proprement parler. La sélection repose désormais sur l'étude du dossier de candidature et un entretien oral de motivation. Toutefois, les candidats doivent remplir les conditions suivantes :
- Être âgé d'au moins 17 ans à la date d'entrée en formation
- Justifier d'un niveau d'expression écrite et orale suffisant
- Déposer un dossier d'inscription complet auprès de l'IFAP choisi
Aucun diplôme spécifique n'est requis, ce qui rend la formation accessible à un large public. Néanmoins, les candidats titulaires d'un baccalauréat (général, technologique ou professionnel), d'un CAP AEPE (Accompagnant Éducatif Petite Enfance), d'un CAP ASSP (Accompagnement, Soins et Services à la Personne) ou d'un titre professionnel dans le secteur sanitaire et social bénéficient souvent d'un cadre d'évaluation favorable lors de la sélection.
Le processus de sélection et d'inscription
L'admission en IFAP se fait en deux étapes. D'abord, le candidat constitue un dossier d'inscription comprenant un curriculum vitae, une lettre de motivation, les diplômes obtenus et, le cas échéant, les attestations d'expérience professionnelle. Ensuite, les candidats présélectionnés sont convoqués pour un entretien oral devant un jury composé de professionnels du secteur de la petite enfance.
La recherche d'un IFAP adapté à votre projet est une étape clé. Il existe plus de 100 instituts répartis sur l'ensemble des territoires, dans chaque région de France. Les dates d'inscription varient d'un institut à l'autre, généralement entre janvier et mars pour une rentrée en septembre. Il est recommandé de déposer plusieurs dossiers dans différents IFAP pour maximiser vos chances d'admission.
Dispenses et passerelles pour les titulaires de diplômes
Les personnes déjà titulaires de certains diplômes ou titres professionnels peuvent bénéficier de dispenses de modules et réduire la durée de leur formation. Voici les principales passerelles :
- Titulaires du CAP AEPE : dispense de plusieurs modules, réduisant la formation à environ 1 000 heures (enseignement théorique et clinique confondus).
- Titulaires du CAP ASSP : dispense de modules similaires, avec un parcours adapté d'environ 1 000 heures. Le CAP ASSP est l'un des diplômes les plus courants parmi les candidats en IFAP.
- Titulaires du diplôme d'aide-soignant (DEAS) : dispense de la majorité des modules, formation réduite à environ 600 heures.
- Titulaires du baccalauréat professionnel ASSP : parcours allégé avec des heures de formation réduites grâce à la validation de compétences communes. Le bac pro ASSP offre une base solide pour intégrer la formation en IFAP.
- Titulaires d'un titre professionnel d'accompagnant éducatif : dispenses partielles selon le cadre du référentiel.
Ces passerelles sont un atout majeur pour les personnes en reconversion professionnelle ou souhaitant évoluer dans la filière sanitaire et sociale. Les candidats issus de la filière ASSP (bac pro ou CAP) représentent une part importante des promotions en IFAP, grâce aux compétences transversales déjà acquises. La passerelle ASSP vers le DEAP permet de valider le diplôme en moins d'heures tout en garantissant l'acquisition de l'ensemble des compétences requises.
Les différentes voies de formation
La formation initiale en IFAP
C'est la voie la plus classique. Elle s'adresse aux jeunes personnes sortant du système scolaire ou aux adultes en recherche de reconversion. La formation initiale dure 11 mois et comprend 1 540 heures réparties entre enseignement théorique et stages cliniques. Les cours se déroulent en présentiel au sein de l'IFAP, avec un accompagnement pédagogique personnalisé.
Les instituts de formation proposent un cadre d'apprentissage structuré, avec des intervenants professionnels issus du milieu clinique hospitalier, des crèches et des services de pédiatrie. La recherche de stages est souvent facilitée par les conventions établies entre l'IFAP et les structures d'accueil partenaires de la région.
La formation en apprentissage et en alternance
De plus en plus d'IFAP proposent la formation en apprentissage, permettant de combiner enseignement théorique et emploi rémunéré. Cette modalité est particulièrement attractive pour les personnes souhaitant acquérir une expérience professionnelle tout en préparant leur diplôme. L'apprentissage se déroule dans le cadre d'un contrat avec un employeur du secteur de la petite enfance ou de la santé.
L'alternance représente une voie d'accès privilégiée pour les candidats motivés. Elle alterne des périodes en institut (heures de cours théoriques) et des périodes en structure d'accueil (heures cliniques sur le terrain). La durée totale reste identique — 1 540 heures — mais le rythme d'apprentissage est adapté au cadre professionnel. Pour en savoir plus sur les auxiliaires de puériculture et leurs parcours, consultez notre dossier dédié.
La formation continue et la VAE
Les personnes justifiant d'au moins un an d'expérience dans le domaine de la petite enfance, du handicap ou des soins peuvent envisager la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE). Cette démarche permet d'obtenir le DEAP sans suivre l'intégralité de la formation, en faisant valider les compétences acquises au fil de la vie professionnelle.
La formation continue s'adresse également aux professionnels en emploi souhaitant évoluer ou se spécialiser. Certains IFAP proposent des modules de formation complémentaires, de quelques heures à plusieurs semaines, sur des thématiques comme le handicap, l'accompagnement de la douleur chez l'enfant ou la recherche en soins pédiatriques.
Contenu pédagogique : ce que l'on apprend en formation
Les compétences théoriques fondamentales
L'enseignement théorique de la formation auxiliaire de puériculture couvre un spectre large de connaissances. Les élèves étudient l'anatomie et la physiologie de l'enfant, les principes d'hygiène et de prévention, le développement psychomoteur et affectif, ainsi que les bases de la nutrition infantile. Chaque module théorique se conclut par une évaluation (écrite, orale ou mise en situation) qui conditionne la validation du bloc de compétences correspondant.
La partie théorique accorde une place importante à la recherche documentaire et à l'analyse des pratiques professionnelles. Les élèves sont amenés à rédiger des travaux de recherche, à présenter des études de cas cliniques et à participer à des séances d'analyse de la pratique en groupe. Cette dimension réflexive est essentielle pour développer un regard professionnel éclairé.
Les compétences cliniques et pratiques
Sur le plan clinique, la formation prépare les futurs auxiliaires aux gestes quotidiens du métier : soins d'hygiène corporelle (bain, change, soins du cordon ombilical), aide à l'alimentation (préparation des biberons, accompagnement de la diversification alimentaire), surveillance de l'état de santé de l'enfant (prise de température, observation des constantes), et aide à la mobilité des enfants en situation de handicap.
Les heures de stage clinique permettent de mettre en pratique ces compétences dans un cadre professionnel réel. Sous la responsabilité d'un tuteur, les élèves participent activement à la vie de la structure : accueil des familles, accompagnement des enfants au quotidien, transmissions d'informations à l'équipe, entretien du matériel et des espaces de vie. C'est durant ces heures d'immersion que se forge véritablement l'identité professionnelle de l'auxiliaire.
La dimension éducative et relationnelle
Au-delà des soins techniques, la formation met l'accent sur l'accompagnement éducatif et relationnel. Les futurs professionnels apprennent à créer un environnement sécurisant et stimulant pour les enfants, à proposer des activités d'éveil adaptées à chaque tranche d'âge, et à communiquer avec les familles de manière bienveillante. La prise en charge des enfants en situation de handicap fait également partie intégrante du cursus, avec des heures de formation spécifiques sur l'accueil inclusif et l'adaptation des pratiques professionnelles.
Devenir auxiliaire de puériculture sans diplôme préalable : est-ce possible ?
La réponse est oui. Depuis la réforme de l'admission en IFAP, il est tout à fait possible de devenir auxiliaire de puériculture sans détenir de diplôme au préalable. La sélection repose sur la motivation, le projet professionnel et les qualités humaines du candidat, évaluées lors de l'étude du dossier et de l'entretien. Des personnes sans baccalauréat, sans CAP et sans expérience préalable dans le secteur de l'enfance intègrent chaque année les formations.
Toutefois, une préparation rigoureuse est recommandée. Plusieurs organismes proposent des modules de préparation à l'entrée en IFAP, d'une durée de quelques heures à plusieurs semaines, pour aider les candidats à renforcer leur dossier et à se préparer à l'entretien de sélection. Cette aide à la préparation peut faire la différence, surtout dans les IFAP les plus demandés où le nombre de candidats dépasse largement le nombre de places disponibles.
Financer sa formation : les aides disponibles
Le coût de la formation en IFAP varie selon les instituts et la région, mais il se situe généralement entre 4 000 et 8 000 euros pour la formation initiale complète. Plusieurs dispositifs d'aide financière existent pour alléger cette charge :
- Prise en charge par le Conseil régional : dans de nombreuses régions, la formation est financée en totalité pour les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail.
- CPF (Compte Personnel de Formation) : les personnes ayant accumulé des heures de formation sur leur CPF peuvent les mobiliser pour financer tout ou partie du cursus.
- Contrat d'apprentissage : la formation est gratuite pour l'apprenti, l'employeur prenant en charge les frais via l'OPCO.
- Aide individuelle à la formation (AIF) : une aide complémentaire de France Travail pour les demandeurs d'emploi.
- Bourses d'études sanitaires et sociales : attribuées sous conditions de ressources par les Conseils régionaux.
La recherche de financement est une étape importante de votre projet de formation. N'hésitez pas à contacter directement l'IFAP visé ainsi que les services d'aide à l'emploi de votre région pour connaître les dispositifs accessibles dans votre cadre personnel.
Le salaire après la formation : à quoi s'attendre ?
Une fois le diplôme obtenu, l'auxiliaire de puériculture accède à un emploi dans le secteur public ou privé. Dans la fonction publique hospitalière, le salaire net en début de carrière se situe autour de 1 550 euros mensuels. Ce montant évolue avec l'ancienneté et peut atteindre environ 2 100 euros net en fin de carrière. Pour un panorama détaillé de la rémunération, consultez notre article sur le salaire de l'auxiliaire de puériculture.
Dans le secteur privé (crèches associatives, structures d'accueil privées), les grilles salariales varient mais restent globalement comparables. L'expérience acquise lors des heures de stage clinique et les compétences développées en formation constituent un atout sur le marché de l'emploi. La recherche d'emploi est facilitée par la forte demande de professionnels qualifiés dans le secteur de la petite enfance et du handicap.
Les débouchés professionnels après la formation
Les structures qui recrutent
Les formations auxiliaire de puériculture ouvrent la porte à un large éventail de structures professionnelles :
- Crèches et multi-accueil : structures d'accueil collectif où l'auxiliaire accompagne le développement et l'éveil des enfants au quotidien.
- Maternités et services de néonatologie : accompagnement des nouveau-nés et aide aux jeunes parents dans un cadre clinique hospitalier.
- Services de pédiatrie : soins et accompagnement des enfants hospitalisés, en lien avec l'équipe infirmière et médicale.
- PMI (Protection Maternelle et Infantile) : consultations, visites à domicile et actions de prévention en santé publique.
- Structures d'accueil du handicap : établissements spécialisés dans l'accompagnement des enfants en situation de handicap (IME, SESSAD).
- Haltes-garderies et jardins d'enfants : accueil ponctuel ou régulier des enfants dans un cadre éducatif.
Les perspectives d'évolution de carrière
Le diplôme d'auxiliaire de puériculture constitue un tremplin vers d'autres formations du secteur sanitaire et social. Après quelques années d'expérience professionnelle, il est possible de préparer le diplôme d'infirmier ou d'infirmière puéricultrice, d'éducateur de jeunes enfants (EJE) ou encore d'aide-soignant pour élargir son champ de compétences. Ces passerelles sont facilitées par la reconnaissance des heures de formation et des compétences validées dans le cadre du DEAP.
La recherche de spécialisation est également une option : certains professionnels se tournent vers l'accompagnement spécifique du handicap, la coordination d'équipe en structure d'accueil ou l'encadrement de stagiaires en formation. Le secteur de la puériculture offre ainsi de véritables perspectives de vie professionnelle épanouissante.
Comment choisir la bonne formation ?
Les critères de sélection d'un IFAP
La recherche du bon IFAP est déterminante pour la réussite de votre projet. Voici les critères à prendre en compte :
- Le taux de réussite au DEAP : un indicateur clé de la qualité de l'enseignement théorique et de l'accompagnement pédagogique.
- Le réseau de stages cliniques : la diversité et la qualité des terrains de stage influencent directement l'acquisition des compétences professionnelles.
- La localisation : choisir un IFAP dans sa région facilite l'organisation de la vie quotidienne et réduit les frais de transport.
- Les modalités de formation : formation initiale, apprentissage, formation continue — choisissez la formule adaptée à votre cadre de vie et à vos contraintes.
- L'accompagnement personnalisé : certains instituts proposent un suivi individualisé, des heures de tutorat et une aide à la recherche de stages et d'emploi.
N'hésitez pas à participer aux journées portes ouvertes des IFAP, à prendre contact avec les équipes pédagogiques et à échanger avec d'anciens élèves. Vous pouvez également consulter les ressources dédiées à la puériculture sur notre magazine pour affiner votre projet professionnel.
Formation à distance : une option ?
La formation auxiliaire de puériculture ne peut pas être suivie entièrement à distance, en raison de l'importance des heures de stage clinique et des travaux pratiques. Cependant, certains IFAP intègrent des modules de cours en ligne dans leur programme théorique, permettant une plus grande flexibilité dans l'organisation de l'apprentissage. La recherche de formules hybrides (présentiel et distanciel) se développe dans plusieurs régions.
Il faut distinguer la préparation à l'entrée en IFAP — qui peut se faire à distance via des organismes spécialisés — de la formation elle-même, qui reste fondamentalement en présentiel pour les heures théoriques comme pour les heures cliniques.
Questions fréquentes sur les formations auxiliaire de puériculture
Quelle est la durée de la formation d'auxiliaire de puériculture ?
La formation complète dure 11 mois (44 semaines), soit 1 540 heures au total. Ce volume horaire se répartit entre 770 heures de formation théorique en IFAP et 770 heures de formation clinique en stage. Les personnes titulaires de certains diplômes (CAP AEPE, CAP ASSP, baccalauréat professionnel ASSP, DEAS) bénéficient de dispenses réduisant le nombre d'heures à effectuer.
Quel est le salaire net d'une auxiliaire de puériculture ?
En début de carrière dans la fonction publique, le salaire net d'une auxiliaire de puériculture se situe autour de 1 550 euros par mois. Ce montant évolue avec l'ancienneté, les primes et le cadre d'emploi. Dans le secteur privé, la rémunération peut varier selon la convention collective applicable et la structure employeuse.
Quand commencer sa recherche de formation ?
Les inscriptions dans les IFAP ouvrent généralement entre janvier et mars pour une rentrée en septembre. Il est conseillé de commencer sa recherche d'informations et de préparer son dossier dès l'automne de l'année précédente. Cela laisse le temps de rassembler les pièces nécessaires, de rédiger une lettre de motivation solide et, éventuellement, de réaliser un stage d'observation pour enrichir son dossier de candidature.
Peut-on travailler pendant la formation ?
Le rythme intensif de la formation (heures de cours théoriques et heures de stage clinique) laisse peu de place à une activité professionnelle parallèle en formation initiale. En revanche, la voie de l'apprentissage permet de percevoir une rémunération tout en se formant. Certains élèves en formation continue conservent un emploi à temps partiel dans le secteur de la petite enfance, ce qui enrichit leur apprentissage.
Quelles compétences développe-t-on en formation ?
La formation permet de développer un socle de compétences à la fois techniques et relationnelles : réalisation de soins d'hygiène et de confort, surveillance de l'état clinique de l'enfant, accompagnement éducatif et éveil, communication avec les familles, travail en équipe pluriprofessionnelle, entretien des locaux et respect des protocoles d'hygiène. Ces compétences sont validées par des évaluations théoriques et cliniques tout au long du cursus.
Les formations complémentaires pour enrichir son parcours
Au-delà du DEAP, plusieurs formations complémentaires permettent aux auxiliaires de puériculture d'enrichir leurs compétences et d'ouvrir de nouvelles perspectives de carrière. Parmi les plus recherchées :
- Formation aux soins palliatifs pédiatriques : quelques dizaines d'heures de formation pour accompagner les enfants en fin de vie et leurs familles.
- Formation à la langue des signes pour bébé : un outil de communication innovant, de plus en plus utilisé dans les crèches et les structures d'accueil.
- Formation au portage physiologique : techniques de portage respectueuses du développement de l'enfant.
- Formation à l'accueil du handicap en structure petite enfance : approfondir ses compétences pour accompagner les enfants en situation de handicap dans un cadre inclusif.
- Formation à la gestion du stress et à la prévention de l'épuisement professionnel : des heures d'apprentissage précieuses pour préserver sa santé au travail.
Ces formations sont généralement accessibles dans le cadre de la formation continue, financées par l'employeur ou par le CPF. Elles témoignent de la richesse du secteur de la petite enfance et de l'engagement des professionnels dans une démarche de recherche permanente d'amélioration de leurs pratiques.
En résumé : réussir sa formation auxiliaire de puériculture
Les formations auxiliaire de puériculture constituent la voie d'accès privilégiée à un métier profondément humain, au service des enfants et des familles. Que vous optiez pour la formation initiale en IFAP, l'apprentissage ou la VAE, le parcours exige engagement, rigueur et passion pour la petite enfance. Avec 1 540 heures de formation mêlant enseignement théorique et immersion clinique, le DEAP garantit l'acquisition de compétences solides et reconnues dans l'ensemble du secteur sanitaire et social.
Pour aller plus loin dans votre recherche d'informations, explorez nos articles sur les différents aspects du métier : le guide complet de l'auxiliaire de puériculture, les conditions d'emploi et les perspectives d'évolution. Votre avenir professionnel dans la petite enfance commence ici.